9 binômes, tous travaillant dans la fonction publique. L'un en situation de handicap, l'autre son référent.
Qui est qui ?
9 binômes, tous travaillant dans la fonction publique. L'un en situation de handicap, l'autre son référent.
Qui est qui ?
Tank Nou Le Enkor La - Le 16 Décembre 2025
Le projet est né il y a six mois, à la suite de ma rencontre avec les acteurs de la conciergerie du quartier Bouvet, un espace d’accueil et d’entraide destiné aux habitants du quartier.
Pour les volontaires, une séance photo et l’enregistrement sonore d’un échange avec Kelly, la responsable du centre.
Des discussions libres, autour de leur parcours de vie, de leur lien au quartier, de leurs souvenirs, de leurs projets, de ce qui les traverse.
Ce travail s’inscrit ici, dans ce lieu, avec celles et ceux qui le font vivre.
Une démarche simple, bénévole, fondée sur la rencontre, la parole, le temps partagé.
Et une restitution à l’image de cette démarche : des photographies imprimées en grand format, affichées directement sur les murs du quartier, exposées aux aléas du dehors — au vent, à la pluie, au soleil — et appelées, peu à peu, à disparaître.
Celles et ceux que vous voyez ici sont, à mes yeux, les témoins d’une époque qui s’efface peu à peu — celle de la génération née après-guerre.
En écho aux images, j’ai choisi un audio en particulier.
Vous entendrez la voix de Jocelyne, dont le récit m’a profondément touché. Son parcours, des hauts de Salazie — sur le terrain de son père, isolé de tout — jusqu’à son arrivée à Bouvet, est un véritable roman. Elle le raconte avec des mots justes, une grande lucidité, sans jamais chercher à embellir, sans jamais se victimiser.
On parle souvent de « résilience » sur les réseaux. Ici, le mot retrouve son sens : les difficultés sont là, évidentes, et les surmonter ne relève ni de l’exploit ni du discours, mais d’une nécessité. Il se dégage de son récit une force de vie puissante, simple, qui porte.
À travers l’ensemble des rencontres, chacun évoque, à sa manière, ces mêmes difficultés, indissociables de valeurs fortes liées à cette époque : l’entraide, la bienveillance, le partage.
Et ce projet, je l’espère, porte aussi cela : la possibilité d’une transmission.
La transmission de valeurs, d’une manière d’être au monde, d’une force de vie.
La possibilité de faire perdurer ce qui est encore là.
Il ne s’agit pas d’opposer les générations, ni de dire que les plus jeunes seraient moins ceci ou plus cela. Il s’agit plutôt d’assumer une conviction — peut-être un peu utopique — que ces parcours de vie sont inspirants et peuvent, à leur manière, faire repère, ouvrir des chemins, proposer des modèles possibles.
Tank nou lé enkor là.
















